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La recrudescence des rongeurs, des punaises et autres insectes entraîne un bond des emplois dans le secteur de la dératisation et de la désinsectisation.

Mauvaise nouvelle, les métiers liés à la dératisation et la désinsectisation ne sont pas prêts de disparaître. Bien au contraire. En deux ans, entre 2013 et 2015, le nombre d’interventions pour se débarrasser de rats, frelons, punaises de lit ou cafards a bondi de plus de 50%. En une année, les spécialistes ont dû réaliser plus de 4,2 millions d’interventions.

L’activité se porte plutôt bien, résume la Chambre syndicale dératisation, désinsectisation, désinfection (CS3D). Pour répondre à la demande, le nombre d’entreprises spécialisées a quasiment doublé depuis 2010. Plus de 1200 petites sociétés emploient aujourd’hui 5500 personnes et réalisent un chiffre d’affaires global de plus de 650 millions d’euros. Autre avantage, ces entreprises, dont tous les salariés sont certifiés «certibiocide», favorisent la formation, pointe le syndicat professionnel.

Curieusement, les commerces tels que les cafés et restaurants ou les collectivités ne sont pas les plus demandeurs. Ce sont les agriculteurs (un quart des appels) et les particuliers (18,2%) qui réclament le plus d’interventions.

Les punaises de lit arrivent de l’étranger

Quant aux nuisibles, certains ne changent pas. Les rats et autres rongeurs sont toujours la première cause d’appel, avec 53% des sorties. Mais d’autres bestioles déplaisantes se répandent aussi. Les interventions contre les chenilles et les fourmis ont plus que doublé.

Et les exterminations de punaises de lit ont bondi de 165% en deux ans. Ces insectes, qui avaient quasiment disparu depuis les années 1950 avec l’apparition des premiers insecticides puissants, opèrent «un retour fulgurant» dans les matelas, plinthes et sommiers des Français, pointe le CS3D.

Cette recrudescence est due à la mondialisation: les punaises de lit arrivent de l’étranger dans les valises. Elle est liée également à la restriction des molécules efficaces, pour préserver l’environnement ou par souci de sécurité. Malheureusement, ces préoccupations écologiques et sanitaires «légitimes», selon le CS3D, favorisent l’essor des insectes et celui des rats, qui pullulent de plus en plus.

 

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